*** ( 5 - 2 ) ***

Epilepsie

Elle atteint environ la moitié des enfants IMC, plus fréquemment les enfants spastiques qu'athétosiques. Les crises ne sont pas dangereuses, en général, et durent de quelques secondes à quelques minutes, au cours desquelles l'enfant peut perdre conscience et être agités de mouvements désordonnés. Il existe des traitements médicamenteux pour réduire les effets de l'épilepsie.

# Posté le samedi 03 novembre 2007 16:33

Modifié le dimanche 23 novembre 2008 14:20

*** ( 5 - 3 ) ***

Troubles de l'audition et du langage

Des semi-surdités apparaissent chez 25% des enfants IMC, en particulier prématurés. Elles sont le plus souvent appareillables. Les difficultés motrices atteignant les muscles de la gorge et de la bouche peuvent rendre la parole difficilement compréhensible (c'est surtout les cas des enfants athétosiques). La rééducation orthophonique est alors d'une grande aide.

# Posté le samedi 03 novembre 2007 16:34

Modifié le dimanche 23 novembre 2008 14:21

*** ( 5 - 4 ) ***

Retards mentaux


40% des enfants IMC n'ont aucune atteinte intellectuelle, mais 30% souffrent de retards légers, et 30% de retards plus graves. On réserve parfois le terme d'IMC aux enfants qui n'ont pas de déficience intellectuelle, et celui d'IMOC (infirmité motrice d'origine cérébrale) aux autres.

Il est très difficile de séparer dans les tests standards un vrai retard mental des conséquences mécaniques des troubles neuromoteurs. Le déficit en expériences sensori-motrices conduit comme on l'a vu à des difficultés dans l'acquisition de la notion de nombre ou de la lecture, ou dans le raisonnement logique.

# Posté le samedi 03 novembre 2007 16:35

Modifié le dimanche 23 novembre 2008 14:21

*** ( 6 ) ***

La rééducation physique

Les zones endommagées du cerveau ne peuvent pas être "réparées" et toute la rééducation a pour but d'amener d'autres zones, intactes, du cerveau à prendre en charge le mieux possible les fonctions atteintes.

Cette rééducation est beaucoup plus efficace quand toute une équipe peut la mettre en oeuvre de manière coordonnée dans tous ses aspects: kinésithérapie, orthopédie, ergothérapie, orthophonie et soutien psychologique. C'est malheureusement trop rare, car difficile à réunir (en dehors des merveilleuses équipes des SSESD/SESSAD).

Il ne faut jamais oublier que le déficit moteur, visible, entraîne un déficit relationnel de l'enfant avec son environnement, beaucoup moins visible, qui a une incidence sur le développement psychomoteur.

# Posté le samedi 03 novembre 2007 16:37

Modifié le dimanche 23 novembre 2008 14:21

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Rééducation physique et kinésithérapie

Tout un ensemble de mouvements est mis en oeuvre par le (ou plus souvent la) kinésithérapeute pour développer au maximum la motricité et l'autonomie de l'enfant. Il est très important que ces techniques soient appliquées dès que le diagnostic d'IMC est posé et qu'elles soient poursuivies sans relâche jusqu'à la fin de la croissance de l'enfant.

Des méthodes diverses ont été mises au point pour optimiser cette rééducation (méthode Bobath, méthode Le Métayer, etc.) avec des résultats très variables.

Dans le cas de spasticité, la contraction des muscles est permanente. Cela entraîne évidemment une fatigue physique importante chez l'enfant, à laquelle on ne prête souvent pas assez d'attention. De plus, les muscles antagonistes des jambes (ou des bras), qui sont simultanément sollicités, n'ont pas la même force et le membre touché est alors fléchi en permanence. Cela freine le développement normal du muscle au cours de la croissance. Le muscle trop court conduit ainsi certains enfants à marcher sur la pointe des pieds. La kinésithérapie va alors consacrer beaucoup d'efforts à allonger muscles et tendons par des étirements.

# Posté le samedi 03 novembre 2007 16:38

Modifié le dimanche 23 novembre 2008 14:21